Aujourd’hui

6e Régiment d’artillerie de campagne


La tradition d’une unité d’artillerie de la réserve dans la région de Québec remonte à 1828 avec la création de la Batterie d’artillerie de campagne de Québec. À celle-ci s’ajoute en 1855, la batterie numéro 1 d’artillerie de Garnison de Québec. Dans la région de Lévis, c’est en 1862 que sont créées les deux premières batteries d’artillerie de l’endroit. L’historique de ces batteries est perpétué de nos jours par le 6e Régiment d’artillerie de campagne fondé à Lévis le premier août 1899. Il est le plus ancien régiment d’artillerie francophone au Canada. Jusqu’à la Première Guerre mondiale, cette unité est affectée à la défense côtière. Durant cette guerre, le régiment défend Le Port de Québec en occupant les Forts de la Martinière et fournie de nombreux artilleurs pour le service outre-mer, dont aux Antilles britanniques.

Entre les deux guerres, le Régiment établit sa réputation à travers le Canada en remportant plusieurs compétitions de tirs et d’efficacité. Durant la Deuxième Guerre mondiale, les quatre sous-unités du Régiment seront mobilisées. La 57e Batterie, affectée à la défense antiaérienne, servira en Angleterre. La 58e Batterie participera à la libération de la France et la campagne du nord-ouest de l’Europe en appuyant entre autres, la division blindée polonaise de la Normandie à l’Allemagne. Plusieurs officiers, sous-officiers et hommes de troupe y sont d’ailleurs décorés avec mention et haute distinction. La 59e Batterie assumera de nouveau la défense côtière près de Québec et dans les maritimes. Pour sa part, la 3e Batterie antiaérienne assurera successivement la défense de Québec, Halifax, Arvida, Gaspé, Bedford, puis l’aéroport stratégique de Gander à Terre-Neuve.

Lors de la guerre de Corée, la 58e Batterie est de nouveau mobilisée pour servir en Europe au sein de l’OTAN et puis en Corée au sein de ce qui deviendra le 3 RCHA de la force régulière. Les membres de cette batterie serviront d’ailleurs de noyau pour la formation de la Batterie X lors de la création du 5e Régiment d’artillerie légère du Canada (RALC) de la force régulière.

Durant les opérations des années 1990 en Bosnie et lors de la campagne d’Afghanistan entre 2004 et 2014, le régiment n’a pas déployé de sous-unité, mais a fourni des renforts individuels aux Forces opérationnelles. Ainsi, de nombreux artilleurs ont servi dans différents postes, de membres de détachement d’obusier d’artillerie jusqu’à des fonctions d’officier d’état-major supérieur.

C’est en 1970 que l’unité prend officiellement le nom de 6e Régiment d’artillerie de campagne. Au fil des ans, plusieurs personnages distingués ont contribué à bâtir la solide réputation de l’unité, dont l’honorable Jean Lesage, l’honorable Thomas Vien, l’honorable Pierre Sévigny et bien d’autres. Depuis, le Régiment n’a cessé de recevoir honneurs et récompenses, tout en servant au pays ou à l’étranger dans toutes les missions, que ce soit la crise du Verglas de 1998 ou les inondations en Montérégie en 2011.

LES RENDRE... JAMAIS.